Les Journées du Patrimoine à Hong Kong
Les Journées du patrimoine français ont été initiées en 1984 par Jack Lang, alors ministre de la Culture.
Fort du succès de la première édition, Jack Lang a suggéré à ses homologues européens de les étendre à leurs pays respectifs. Le Conseil de l’Europe a lancé l’initiative des Journées européennes du patrimoine en 1985, et en 1999, l’Union européenne a créé une action commune, qui se poursuit encore aujourd’hui.
Les 12 millions de visiteurs enregistrés en France chaque année confirment que cette célébration témoigne de l’amour des Français pour l’histoire et les arts.
Il y a deux ans, afin d’aider le Consulat Général de France à Hong Kong et Macao à célébrer les Journées européennes du patrimoine à Hong Kong, nous avons lancé une visite guidée sur le thème de la présence française à Hong Kong du XIXe siècle à nos jours.
Les 13 et 14 septembre 2025, en Europe, à l’exception de la France – les 20 et 21 septembre 2025, nous célébrerons à nouveau les Journées européennes du patrimoine. Voici un aperçu des histoires que vous pourrez découvrir lors de cette visite, proposée toute l’année.
Auguste Borget (1808–1877) était un peintre français itinérant qui participait fréquemment aux expéditions navales et était connu pour ses dessins et gravures de lieux exotiques, notamment de Chine.

Auguste Borget (1808–1877) était un peintre français itinérant qui participait fréquemment aux expéditions navales et était connu pour ses dessins et gravures de lieux exotiques, notamment de Chine.
En 1838, lors d’un tour du monde de quatre ans, il se rendit dans le delta de la rivière des Perles et y séjourna dix mois. Les croquis et aquarelles de Borget, réalisés en Chine, furent les pièces maîtresses de sa célèbre publication « Croquis de la Chine et des Chinois », parue en 1842. Son livre « La Chine ouverte », illustré de belles gravures sur bois, présentait des vues de Hong Kong et de Kowloon avant que Hong Kong ne devienne britannique.

En 1844, le premier homme d’affaires français à rédiger un rapport sur l’économie de la nouvelle colonie britannique fut Auguste Haussmann, un riche commerçant alsacien.
Il présenta d’abord des produits industriels français à Macao et à Canton, mais sans grand succès. Il arriva ensuite à Hong Kong après avoir échappé à une attaque de pirates. Il ne fut pas impressionné par Hong Kong et rapporta que l’île n’était ni suffisamment peuplée, ni fertile, ni idéalement située pour accueillir un marché important.
Et bien au contraire, 22 ans plus tard, en octobre 1866, le consul Émile Coste adresse des commentaires enthousiastes au ministère français des Affaires étrangères, Hong Kong lui apparaissant comme un point de passage incontournable pour tout développement commercial et financier.
En 1847, après quelques années passées au Japon, Théodore Augustin FORCADE, né en 1816 en France, fut nommé le premier évêque catholique de Hong Kong.
Très rapidement après sa nomination, l’évêque décida d’ouvrir un orphelinat pour s’occuper des bébés filles abandonnées et demanda à la Congrégation de Saint-Paul de Chartres d’envoyer des sœurs pour prendre soin de l’établissement.

En 1848, sœur Alphonsine Calixte FORCADE, la propre sœur de Théodore Augustin FORCADE, alors en mission à l’étranger, fut nommée à Hong Kong pour diriger un groupe de quatre sœurs et fonder l’orphelinat Sainte-Enfance. Entre 1848 et 1854, l’orphelinat accueillit 1 360 enfants abandonnés, un nombre alarmant compte tenu de la population totale qui ne dépassait pas 25 000 personnes. Les sœurs finirent par construire l’hôpital Saint-Paul, aujourd’hui situé à Causeway Bay et encore appelé par les ‘anciens’ de Hong Kong, l’hôpital Français.
L’histoire continue…
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